LE PRIX DE LA DEMOCRATIE
La polémique qui s’instaure concernant les indemnités que la majorité municipale a fait voter le 15 mai montre à quel point le sujet est traditionnellement brûlant et propice à des échanges confus, stériles et politiciens. Tant qu’il ne nous aura pas été indiqué si l’indemnité du maire représente un investissement à plein temps et si celle des adjoints représente un mi-temps ou un tiers-temps, il sera difficile de porter un jugement objectif sur le " coût acceptable de la démocratie ".
Ce n’est donc que partie remise quant à la réflexion qu’il y aura lieu de mener concernant les mandats cumulés par Gérard SEGURA et Alain AMEDRO et à leurs capacités de les assumer " personnellement " et " totalement ".
Ce n’est pas par goût ou volonté de me particulariser que j’entends aborder ce sujet d’une façon différente que j’aurais pu traiter en fin d’un conseil municipal de 5 h 30.
Ma position, en l’occurrence, s’était résumée à ne pas prendre part au vote ce qui mérite d’être signalé et rapproché de mon hostilité de subdiviser en 12 quartiers notre ville pour mettre en place la démocratie de proximité à l’aune de cette nouvelle mandature.
La possibilité qui nous était donnée d’avoir 5 maires adjoints supplémentaires pour faire vivre ces comités de quartiers me paraissait, in fine, une opportunité à saisir et à ne pas dénaturer. Au lieu de cela, il nous a été proposé de voter pour un bureau municipal constitué de 33 personnes (sur 38). En somme de voter simultanément pour une diminution des délégations et une augmentation des indemnités.
Je doute que le travail ainsi " dispatché " puisse être mis au crédit d’un " travail collectif " plus dynamique. Je crains que la coordination rendue nécessaire soit effectuée par le cabinet du maire au détriment des élus. Cette présidentialisation de la fonction du maire c’est une dérive vis à vis de laquelle ma situation actuelle me permettra d’être vigilant.
Sans verser dans le procès d’intention, je crois pouvoir dire que les 13 conseillers municipaux délégués fraîchement indemnisés - en plus des 5 maires adjoints supplémentaires qui auraient dû rester affectés à la démocratie participative - pèsent lourdement sur le budget indemnisation, sans pour autant apporter un plus en terme de démocratie, d’efficacité et de lisibilité pour les aulnaysiens.
Nous sommes dans le perdant / perdant.
Cette critique ne m’éloigne pas des valeurs qui furent toujours les miennes, mais il est vrai que pour certains quand on n’est pas " pour " on est forcément devenu un ennemi.
Alain BOULANGER
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